léo férré
Posté le 04.05.2008 par langeauxplumesnoires
poéme de 1970 soit un an avant ma naissance et c'est une chanson que j'adore écouter, reprise également par Francis Lalanne
La marée, je l'ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j'en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre
Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
Ö l'ange des plaisirs perdus
Ö rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude
Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ö parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen
Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tans
Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieux de granits, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu'on pressent
Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Sur cette mer jamais étale
D'où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles
Cette rumeur qui vient de là
Sous l'arc copain où je m'aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C'est fini, la mer, c'est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d'infini...
Quand la mer bergère m'appelle
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petite bise avant d'essayer de trouver le sommeil
Posté par
kindu le 04.05.2008
merci pour ton commentaire et je suis contente de savoir que la lecture du mien t'es plu
oui moi aussi par moment j'ai des doutes et surtout un sentiment de solitude vu ma situation actuelle comme tu l'aura lu, j'ai mi longtemps à pouvoir prler de ma liaison secrete peur qu'on me juge ... je ne sais pas
mais je garde espoir et la plupart du temps je me sens bien il suffit juste que je ne reste pas trop seule longtemps
je comprend se que tu ressens meme si je n'ai pas vécut se que tu vis, je sais que les obstacles lorsqu'ils sont face à nous paraissent infranchissables... et qu'une fois dépassé d'autres pointent leurs nez.. j'espère juste que ce passage, tu le traversera pour retrouver juste un moment de plainitude ..
demain est un autre jour
c'est se que je m'evertue de penser..
kiss
kindu
Lien vers mon blogBonjour ma belle...
Posté par
Morganelafait le 04.05.2008
C'est agréable de te lire en couleur...
Tu vas t'en sortir... J'en suis sûre... Ca va être terriblement dur...Mais tu vas le faire...
Dis toi un truc : tu es bipolaire... Et ben voilà on le surmonte : je suis bipolaire aussi!!!
Le tout c'est de le savoir... Et je t'assure que ça aide... savoir c'est essentiel pour combattre le côté obscur...
Je te souhaite une super fin de week end...
Je t'embrasse...
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