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Nom du blog :
langeauxplumesnoires
Description du blog :
le journal intime de mon passé , mon présent , mon futur ,mes souffrances , mon destin cruel.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
02.02.2008
Dernière mise à jour :
02.07.2008
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les coups dur de ma vie

un certain 20 décembre 1998 Ludo quand tu es parti

Posté le 05.04.2008 par langeauxplumesnoires
je n'avais pas envie d'écrire mais au final si , ce soir j'ai envie de parler de ce certain 20 décembre 1998 et d'ailleurs ça mettra un terme à tout ce que j'ai traversé dans ma vie cruelle

Ludo était mon petit frère , celui né 4 ans après moi , celui que j'ai eu du mal à accepter, je lui en ai fait voir à ce pauvre petit gars.
j'étais jalouse de lui car il m'avait volé l'amour de maman car j'étais la dernière à la base , le jour de sa naissance , je me suis tapée une varicelle , comme pour lui faire comprendre , ben tiens toi aussi tu l'auras.

il n'a pas eu la vie facile , car fruit d'un amour désuni , il est arrivé comme ça , parce que la pilule de maman a merdé , il a souffert autant que moi du décés de mon autre frère , lui avait 6 ans à cette époque , il n'a rien compris à ce qui arrivait et comme moi , il n'a su remonter ce mal être.

et puis il a souffert de la ressemblance flagrante d'avoir notre frère décédé , c'était sa copie conforme et je me mettais à sa place , çà devait être un choc de devoir vivre dans l ombre de.

comme je l'ai déjà expliqué , il y a quelques temps , il a vécu avec moi à la mort de mes parents , je n'avais qu'un f2 donc il dormait sur un lit pliant dans le salon

qu'est ce qu'on rigolait quand même ensemble , même si je ne suis pas facile à vivre, on s'engueulait mais c'était un bon gars quand même
toujours prét à rendre service , toujours aider les autres .

je regrette de lui avoir mener la vie dure, car les derniers mois de sa vie avant que je n'apprenne qu'il était malade , là ou il était fatiguée pour moi ,, il était tir au flan , alors qu'un mal le rongeait peu à peu

c'est vrai qu'"on avait fété la victoire de l'équipe de france de foot , ça allait encore et je sais pas comment ça se fait , j'ai rien compris au film en septembre , je l'ai vu , lui toujours à bloc , devenir tout mou, ne plus manger normalement , être toujours fatigué, transpirer à al moindre chose.

en octobre , je me rappelle , on était allé à cora et lui qui adorait les sandwishs , je lui en vais pris un il n'en a pas voulu et j'ai crié dessus en disant qu'il faisait chier , que j'avais pensé à lui etc.....

et puis en novembre , debut novembre , il avait une plaie à la tête qui ne se cicatrisait pas , je l'ai amené aux urgences et là , j'ai attendu avec lui , au bout d une heure , un interne est venu et j'ai eu super mal au coeur , en faites l interne n'a même pas endormi la partie à soigner et il y est allé à trifouiller dans la plaie pour la nettoyer , j'en ai eu mal au coeur franchement , quand le medecin s'est éclipsé , je l'ai fait rigoler un peu , en jouant à urgence , mais bon au fond de ses yeux , c'était tellement différent

une semaine après il a du y retourner ça ne se guérissait pas et je m'en veux encore aussi car je l'ai amené , mais ce jour là , je n'ai pensé qu'à ma gueule , j'avais rdv avec mon futur mari et donc je l'ai oublié à l hopital , il a du faire du stop avec son pansement sur la tête , qu'est ce que je m'en veux , d'avoir penser à moi ce jour là et je m'en voudrais toute ma vie.


et puis un certain 20 novembre , j'ai du faire venir le medecin d'urgence , il était mal , ses jambes avaient doublé de volume , il était mal , le medecin m'a regardé et dans son regard, j'avais déjà compris que c'était grave et qu'hélas , il n y avait plus rien à faire , j'ai compris que petit Ludo avait du choper un mal important

il a été emmené aux urgences , et pendant ce temps , j'étais partie faire changer les pneus de ma vieille voiture , mon portable a sonné et il m'appellait de l'ambulance , il devait être transmis à l hopital de reims , service maladie du sang

et là le monde s'est écroulé , j'en croyais pas mes oreilles , j'ai cru que c'était une de ses farces , mais non c'était bien vrai .il m'a alors dit que je devais venir pour parler avec le medecin car il savait juste que la prise de sang n'était pas bonne , c'est tout.

le lendemain , je suis partie avec mon frère ainé à l hopital de reims , pour rencontrer le docteur , déjà j'avais passé une nuit effroyable à lire un bouquin de medecine qui parlait des maladies de sang , et j'ai pensé à tout je crois en matière de maladie.

arriver la bas , le medecin n'est pas là et la dame de l'accueil nous dit d'attendre dans le petit salon , qu'un interne allait venir nous voir
déjà là j'ai compris que c'"était pas bon du tout.
l'interne est arrivé et il nous a dit d'un air peiné, bon voilà , votre frère est arrivé dans un sale état , son systéme sanguin est très atteint
je ne vous le cache pas plus longtemps , il a une leucémie foudroyante , il l'aurait déclaré en septembre , voila pourquoi sa plaie à la tête ne se refermait pas et qu'il avait tous ses symptomes .

j'ai demandé et qu'est ce qu'on peut faire

il m'a répondu , hélas il est trop tard .

alors là je me suis mise à taper les murs à pleurer , un vieil homme qui attendait dans le salon m'a dit mais faut pas vous rendre malade à ce point là .
pffff quel con celui là

voyant dans quel état , jétais l interne nous a fait aller dans une salle , pour me donner à boire et me parler , pfff s'il savait que j'en avais rien à faire .
il m'a alors parlé de chimio et j'ai répondu à quoi ça sert puisqu'il est condamné

il m'a alors dit que la chimio pouvait le garder en vie encore quelques semaines sinon il ne passerait pas la semaine , moi je ne voulais pas la chimio car je sais que lui n'aurait pas voulu , mais mon frère ainé a dit oui , l'interne a dit ok

par contre Ludo n'était pas au courant de sa maladie et moi je ne me sentais pas capable de lui dire ou de lui mentir
je suis allée le voir dans sa chambre et ça fut une vraie torture de le voir , si blanc , si mal , enfin il ralait , c'était un bon point , il ralait car la bouffe etait dégueu et voulait du mac do.



je n'ai pas eu le courage de lui dire quoi que ce soit , on a parlé de la pluie , du bon temps etc.., j'ai du ensuite aller le revoir une fois ,car déjà on avait plus de 100 kms pour y aller donc pas simple mais en plus l hopital me rappelait trop ce que j'avais passé 4 ans auparavent .
je suis allée le voir une dernière fois , il allait être placer en chambre stérile , je l'ai vu peu .c'est la dernière fois que je l'ai vu , je n'ai plus voulu le voir dés lors qu'il allait faire de la chimio , je n'aurais pas accepter de le voir perdre ses cheveux , de le voir blaffard , de devoir lui mentir sur son état.

quand on est rentré , on a du annoncer la nouvelle à ma soeur , j'ai vu ma soeur s'éffondrait au verdict , ça me faisait mal , j'ai ensuite appellé celui qui est devenu mon mari et je n'ai pu arrêté de pleurer

je l'appellais tous les jours mes frères , ma soeur , sa fiancée allait le voir , et moi je prenais prétexte de mon mal de dos , j'avais été soigner pour uen hernie discale en aout 1997 et mon dos me faisait souffrir

jamais il ne sait plein que je ne vienne pas , jamais il ne se plaignait, ça me faisait mal de devoir le laisser seul la bas , je me disais qu'il m'en voulait .
son état se dégrader à une vitesse , la chimio ne faisait rien et la leucémie gagnait du terrain , ils ont pensé à la greffe de moelle mais il était déjà trop tard

ma soeur est allée le voir , il était dans le couloir sur son lit , elle ne l'avait même pas reconnu.
et puis décembre arrivait et j'avais peur chaques jours des coups de fils que je pouvais recevoir , j'ai eu un message sur mon répondeur , le dernier message que j'ai eu et que j'ai gardé sur une cassette , on entend ludo qui est mal très mal.je n'ai pas réécouté ce message mais c'est la seule chose de vraie qui me reste de lui , le dernier son de sa voix , ça m'a fait mal le jour ou j'ai entendu sa voix sur le répondeur , j'ai retiré la cassette à tout jamais .

le 19 décembre , je suis allée au lit et je n'ai pas arrivé à dormir comme ci je savais déjà , je venais d'acheter un ordi , et je travaillais dessus, à 2h du matin , le télèphone a sonné , c'était l interne de service. et là je me suis mise à trembler
d'une voix incertaine , j'ai entendu "Melle B , j'ai dit oui , il a répondu , je vous appelle pour vous dire de venir tout à l heure , votre frère est descendu , c'est bientôt fini" (en faites il était déjà dcd , il est parti à1h30.)
j'ai dit ok
il m'a dit , je suis sincérement désolé .au revoir.

je n'ai pu dormir ensuite , j'ai appellé ma soeur et je lui ai dis
le matin , ma soeur , mes frères , sa fiancée sont partis pour l hopital , je n'ai pas voulu les accompagner , je ne pouvais pas , je n'aurais pas supporter .
ma soeur est allée aux pompes funébres pour commander le cercueil le plus basique car il serait incinéré.les pomes funébres ont tout géré.
ils sont arrivés à la morgue , et sont allés lui dire un dernier au revoir , comme il était fumeur , mon frère ainé lui a laissé une derniere cigarette, ils l ont embrassé pour la dernière fois (et là j'ai une pensée pour sa fiancée qui a eu beaucoup de courage )

et voila , il est parti le 20 décembre 1998 et il serait incinéré le 24 , date qu'on ne pourra jamais oublié , date ou je ne peux faire la fête maintenant sans penser à ce 24 décembre là ,ou ma soeur a fait le voyage hopital cimetiere avec une urne encore tiéde sur ces genoux , ou tout le monde s'est réunis à 14h30 , ou j'ai vu tout ce monde là , pleurer , ou se tenir là pour le dernier au revoir , et moi , j'étais là en fil devant la tombe que mon père lui même avait creusé la première fois , qui a ensuite été recreusé par les pompes funébres par deux fois et là , on lui a fait une petite place pour l urne , il y a eu la cérémonie des immortelles vu qu'athés nous n'avons pas fait de cérémonie religieuse .
Debout là , j'ai vu tout défilé de lui , sa venue au monde , son enfance , ses douleurs , ses peines , sa joie d'etre amoureux , tout y est passé , et je n'ai pas tenu le coup , je fixais sans cesse ,c ette urne bleu marine et je ne pouvais pas me décrocher du regard , mon frère ainé a du me ramener chez ma soeur car j'allais m évanouir .

une fois chez ma soeur , on est venu me voir , mais je ne supportais pas , comment peut on supporter le décés d un être cher , d'un ange de 23 ans qui n'a rien demandé à personne , qui voulait faire sa vie avec sa Sonia , qui voulait un enfant etc.....

j'ai du rentrer chez moi et pour la première fois , j'ai ressenti un grand vide , je savais que je devais un jour ou l'autre tout enlever de ses affaires et que ça serait trop dur de le faire , j'ai mis quelques jours avant de le faire et quand j' ai du le faire , je me suis éffondrée , complétement éffondrée , la leucémie n'avait pas le droit de me le prendre , non il n'avait pas le droit de me lacher .
j'aurais préféré que ce soit moi qui parte mais pas lui , il avait toute sa vie pour avoir un mal mais pas à 23 ans , c'était injuste.
depuis je n' ai jamais cessé d'être peiner de son départ , je ne l'ai jamais accepté , et mon deuil n'est pas fait , il me manque terriblement , il est parti et il n'a pas connu ma fille , je suis tombée enceinte 8 mois après son départ c'est comme ci , il était parti pour faire naitre ma fille et me dire , tiens le coup , reste en vie .
tu me manques Ludo , mon ange



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le 22 mars 1981 c'est la que tout a basculé

Posté le 22.03.2008 par langeauxplumesnoires
bonjour

mon billet d'aujourdhui est le billet anniversaire de mort , il y a 27 ans mon destin me bascula dans l horreur , qui aurait pu croire que par un beau dimanche 22 mars 1981 ,j'aurais pu basculer comme ça et que je fus témoin de cette terrible destinée.
Pour comprendre mon histoire , il faut connaître ce passage de ma vie alors que je n'avais pas encore 10 ans.

Mon frère cadet qui avait apparemment un mal de vivre , qui devait être devenu un souffre douleur , qui était si mystérieux a changé le court de ma vie en quelques heures .
Je n'ai alors rien compris , tout est aller très vite , trop vite , je n'ai pas compris l'avant , ni l'après , simplement que j'ai été très affectée et que personne n'a pr'is la peine de m'expliquer et encore moins de me faire prendre en charge psychologiquement pour pas que je bousille ma vie ensuite en ne sachant pas ou aller ni qui j'étais .
si j'étais coupable ou pas , enfin si me sentais coupable

je me souviens de tout , ou presque , je jouais dehors , puis je suis rentrée dans la chambre , mon frère était là à écrire un mot sur un bout de papier .quand je suis rentrée dans la chambre , je lui ai demandé ce qu'il faisait , il m'a dit qu il avait oublié de faire un devoir et moi j'ai rétorqué qu'il devait se dépêcher de se laver avant que notre père rentre du jardin , sinon il allait encore gueuler.

je revoie mon frère , plier ce bout de papier et le mettre dans sa poche , ensuite je suis allée dehors de nouveau pour jouer.
Un copain de mon frère est venu le chercher , j'ai appellé ma soeur car ma mêre n'était pas là , ma soeur est allé le voir et j'ai entendu un énorme cri , un cri qui déchire le ciel , qui déchire le coeur , qui déchire ta vie.

j'ai couru pour aller voir et je n'ai pas compris tout de suite , mon frère gisait sur le lit , ma soeur continuait à crier , à tenter de m'écarter , mais je suis revenue à la charge , je ne comprenais pas pourquoi elle criait comme ça.

Mon père est arrivé et il s'est assis sur le bord du lit , je sais pas , il a alors toucher mon frère , et en m'approchant , j'ai vu qu'il avait une serviette et une corde autour du cou , j'ai pas compris pourquoi , jusqu'à ce que je le touche et que je me rende compte qu'il n'était plus vivant .

il avait les yeux fermés , mon père a tenté de le réanimer et rien à faire , rien de rien , je me souviens alors aussi des pleurs de ma soeur , des cris de ma mère qui venait d'apprendre que mon frère venait de se suicider et qu'il était mort , j'ai vu mes frères arrivaient , des voisins et j'ai vu tout ce monde s'agitait

je n'ai pas compris pourquoi il pouvait être mort alors qu'il était étendu sur le lit et c'est 15 ans après ou j'ai posé la question à ma soeur et qui m'a dit non il n'était pas allongé en faites il était pendu à la palissade et je l'ai décroché pour pas que tu le vois comme ça .

j'ai soudain pensé à cemot et je me suis dite mais il voulait vraiment le faire alors , enfin il voulait nous faire peur , sauf que la serviette a glissé et que la corde a fait son boulot


ce jour là après avoir vu mon frère de 13 ans mort , mon frère ainé m'a amené chez une vieille dame qu'on appellait grand mère , sur le chemin , je le bombardais de question , qu'est ce Freddy avait .?, est ce qu'il était mort? est ce que je dirais à l'école demain? est ce que j'allais retourner à la maison? pourquoi on voulait pas que je reste?
mon frère ainé me répondait tant bien que mal et arriver chez la vieille dame , elle m'a accueilli les bras ouverts et les larmes aux yeux , je sais que mon petit frère de 6 ans nous a rejoind ensuite , à la fenêtre , j'ai alors vu les gendarmes passaient , les pompiers , le medecin , je posais milles et une questions à ma grand mère d'adoption.
après des heures d'attente , ma tante est venue me chercher en me disant qu'on partait en vacances quelques jours chez elle .
elle a fait tout pour nous bichonner , ma soeur a été envoyé chez sa marraine car elle ne supportait plus de rester dans la maison
mes frères ont été chez un oncle .

je ne comprenais toujours pas et en parler , il ne fallait pas , l'enterrement s'est passé , j'ai su quelques années plus tard que par manque d'argent c'est mon père qui a du creuser le propre trou pour y mettre le cercueil.

quand je suis arrivée à la maison , tout est devenu différent , il y flottait une odeur de douleur , toute la chambre (car on avait qu'une seule pièce pour tout le monde mais avec plusieurs lits) était volet clos, interdit d'ouvrir pour respecter le deuil , j'ai entré dans la chmbre à petit pas et j'avais l impression qu'il était là à m'attendre , je revoyais alors défiler sous mes yeux , son corps sur le lit , les cris , les larmes , le mot qu'il avait écrit et dont personne ne parlait , j'avais l'aimpression qu'il allait m'attraper pour me dire viens avec moi dans le ciel.
j'ai levé les yeux et j'ai vu le christ sur sa croix et là je n'ai pas compris non plus puisque mes parents étaient athés et j'ai su ensuite qu'une tante avait plus ou moins forcé le passage à l'église pour les obséques.

plus rien n'etait comme avant , j'ai souffert d'un immense vite , d'un grand mal être , quand je dis que tout vient de la , ma souffrance , ma peine , ma destruction , tout vient du fait que peu avant mes 10 ans , j'ai découpé le corps mort de mon frère de 13 ans et surtout toutes les conséquences que ça allait faire par la suite.

mon adolescence a été pourri parce que personne ne m'a expliqué , parce que je n'ai pas compris , parce qu'on ne m'a pas fait prendre en charge phychologiquement pour me faire passer la pilule , pour me sortir de ce mal .

la suite ça était l horreur , me faire dormir à sa place dans son lit , voir la dépression de ma mère qui passait ses journées dans le noir , devoir avec ma soeur s'occuper du petit frère , voir mon père se murer et ne plus rien dire , et le voir se détruire par l'alcool , etc...


personne n'a su pourquoi , il s'était pendu , personne n'a su que je 'lavais vu écrire ce mot avant de passer à l'acte , les gendarmes ont retrouvé le mot dans sa poche qui disait qu'il s'en irait entre 4 planches , il y a eu une petite enquête , puis ensuite tout à repris comme avant , c'était la vie .

c'est quelques années plus tard que j'ai osé demander , poser des questions etc......mais je crois que c'est le plus dur à vivre de perdre un être cher et surtout à cet age la .


pourquoi à 13 ans s'être pendu dans la plus grande détresse , dans la plus grande peine qu'il devait avoir , pourquoi et surtout pourquoi nous avoir laisser

tout ce que je sais c'est que ma vie ne fut plus la même , ni pour personne , ma soeur a souffert de tout cela aussi , la vie de famille a éclaté car chacuns a du faire avec ce mal , sans jamais en parler .

c'est là que j'ai commencé à me détruire , car pour moi j étais coupable si j'avais dit qu'il avait écrit un mot , peut etre qu'on l'aurait empeché de le faire , enfin ma spy me dit de ne pas me rendre coupable car je n y suis pour rien , la faute a été de les laisser me débrouiller seule face à ce deuil sans en comprendre le sens , sauf que j'avais un sacré vide qui ne se comblera plus jamais

Freddy je pense à toi , 1968/1981

l'ange triste

le 9 mars 2008 le récit du décés de mon père

Posté le 09.03.2008 par langeauxplumesnoires
bonsoir

cela m'a fait trop du bien de parler du décés de ma maman hier , il y a longtemps que je n'en avais pas parlé , surtout pour qu'on me lise .
j'ai hésité à vous faire partager cette histoire qui met chère mais peut être qu'ainsi , ça m'aidera encore mieux ou alors ça pourra montrer qu'on puisse continuer à être vivant après cela.

je vais donc continuer la suite de mon récit , après le décés de ma maman , mon père qui avait déjà eu un cancer de la gorge qui était guéri , à developper suite à sa peine , un cancer sur l'autre côté de sa gorge, et j'ai pas eu le temps de faire le deuil car j'ai réattaqué dans le fait d'être garde malade .
Malgré que j'avais une haine contre mon père , je me suis occupée de lui et jusque la fin .
j'ai donc recommencé comme avec maman, c'est à dire , les rdv hopitaux , les médicaments , les pansements .
là aussi on savait qu il était en sursis , il a du se faire opérer très vite , une plaie assez creusée , au point que ça lui déformait le cou , déjà qu'il avait une cicatrice de l autre côté .
on est passé par la case petit pot de bb , tout à mixer , et plus d'une fois , tout est resté dans l'assiette car il ne pouvait rien avaler
plus d'une fois ,j'étais aux bords de la colère car j'en avais marre de me casser le C pour rien maintenant je me dis mais si c'était moi , je crois que j'aurais été comme ça aussi .
plus les jours passés , plus c'était dur , il n'acceptait pas de devoir rester à la maison , de ne plus pouvoir jardiner .
les premiers moments de son opération , c'étaitun lion en cage , désagréable , très dur , encore plus dur qu'il ne l'avait été , j'ai toujours peu communiquer avec lui pourtant j'adorais aller le voir bosser , car il était très manuel, il travaillait le fer forgé et ça j'aurais aimé avoir ce don , j'ai appris en le regardant à souder , à percer , à rabotter du bois , à faire un mur enfin plein de choses utiles qui peuvent te servir un jour.
j'aurais vraiment voulu savoir travailler comme lui , c'était un réel don qu'il avait.

et pourtant on ne se comprenait pas , on ne pouvait pas se parler sans se g...dessus , je lui tenais tête très souvent .
enfin ça j'en parlerais un autre jour.

son état s'est vite dégradé, il allait de plus en plus souvent à l hopital et moi je faisais les navettes pour aller le voir , je prenais le car , puis je faisais pas loin de 5 kms à pied pour m'éviter de payer le bus pour aller jusque l'hopital .
je restais pas longtemps en plus car je n'en pouvais plus de l'hopital , de ses tuyaux , de l'odeur qu'il y rode , c"était devenu très lourd.
quand je rentrais à la maison , je devais m'occuper des factures à envoyer , gérer le budget avec les demies journées , et me gérer moi même et ce n'etait pas facile , des fois je rentrais , je n'avais même pas la force de manger tellement j'étais épuisée , je devais aussi gérer mon plus jeune frère qui était en train de faire son service militaire.
bref à 22 ans tu veux vivre autres choses mais tu ne peux pas , alors tu vis ce qu il faut vivre , quand il rentrait , j'étais réveillée par ses plaintes , ses douleurs , ses cris en pleine nuit .
je mettais mon oreiller sur mes oreilles pour ne pas l'entendre.

j'étais de corvée de tout , médicaments à aller chercher , les préparer , appeller l'infirmière , appeller l'ambulancier , me débrouiller pour qu'on soit aider bref tout et tout le temps.
Plus il allait à l hopital et plus je me disais que la fin arriverait.

une nuit j'ai été réveillée par des cris , il ne me reconnaissait plus , il m'a appellé maman et supliait de venir le chercher pour mourir .
j'ai eu un moment de recul puis je l'ai apaisé ,il sait agripper à moi sans pouvoir me lacher, j'étais seule et je ne savais pas quoi faire .
Cela faisait quelques jours qu'il ne mangeait plus , mon frère venait pour le laver.
il fut hospitaliser et la dernière image que j'ai de lui c'est quand il était dans l'ambulance , il n'arrivait plusà parler et comme un muet , il m'a fait un son , l'ambulancier m'a demandé ce qu'il disait , il voulait son vaporisateur d'eau pour s'humidifier la gorge .
il m'a regardé d'un air complétement vide , pour moi , il était déjà en train de partir.

je suis allée le voir à l hopital et au moment ou je suis arrivée , je n'ai pu rentré, le doc s'acharnait sur lui pour lui faire passer une fistule dans la gorge pour qu'il mange , il lui a fait sans anesthésie local , je l'ai entendu hurler , d'ailleurs là rien qu'à en parler , j'en pleure tellement j'entends encore son cri de douleur

purée même à un animal on ne ferait pas ça , pu.....de doc.

quand ce méchant doc est sorti, il m'a dit franchement , sans prendre de gants et surtout dans le couloir , "vous pouvez prévoir pour les obséques, on ne peut plus rien faire , le cancer s'est généralisé)

j'ai pris cela comme une grande claque , je lui en voulais , je crois que je l'ai traité de sale con tellement il aurait pu me le dire autrement .
je suis rentrée dans la chambre et j'ai vu mon père là ,32 kilos (alors qu'il en faisait plus de 70) , le visage blanc , les yeux sans reflet, la bouche encore abimée par le tuyau , je lui ai ramené des affaires , repris les sales , et je lui ai dis que ça allait d'arranger .

tu parles qu'il allait me croire.
et je ne suis plus jamais revenue le voir car je savais que c'était question de jours.
j'ai passé ces journées à me saouler tous les soirs , délaissant les préparatifs des obséques , ma soeur les a pris en charge.

j'ai commancé à ranger la maison et à préparer les affaires qu'il mettrait le jour ou il serait dans son cerceuil.

le 29 septembre 94 soit 23 mois après le décés de ma maman , le téléphone sonnait à 4h10 du matin , encore endormie , j'ai eu au téléphone un interne qui me disait , "excusez moi de vous appeller à cette heure ci , vous êtes bien la fille de Mr ....., " j'ai dit ne m'en dites pas plus , il est parti , il m'a répondu"oui toutes mes condoléences"


et le destin n'a malheureusement pas fini de me frapper


bizz de l'ange

le 8 mars 2008 le récit du décés de ma maman

Posté le 08.03.2008 par langeauxplumesnoires
bonsoir ami(e)s de la nuit

hier je n'ai pas été super bavarde sans doute pas d'inspiration et puis j'avais rédigé un billet et hop plus rien donc j'ai laissé tomber .
Je me suis endormie vers 2h30, levée 13h finalement mon mari est rentré du boulot et ne m'a pas réveillé pour l'école de ma blondinette
Va falloir que je trouve une excuse pour le fait qu 'elle n,'est pas allée à l'école pffff.
Arrivée en fin de semaine , je suis épuisée

hier je parlais de mon adolescence , là je vais continuer en disant que je n'ai pas eu non plus de vie de jeune femme ; j ai du grandir trop vite , prendre trop vite des responsabilités , et toujours des décisions imposées , car si j'avais eu le choix , je n'aurais pas fait ce que j'ai fait hélas c'est ainsi , je ne peux revenir en arrière .se retrouver orpheline de mère à 21 ; de père 23 mois après et devoir prendre en main ,le fait de se dépécher de vendre leur maison et de me retrouver à trouver ou aller vivre ensuite .
j'ai passé du monde de jeune au monde de "tu dois grandir en faisant ça en prenant ces responsabilités et c'est comme ça"

je me suis retrouvée à 25 ans à devoir prendre un appartement malgré moi car j'étais hébergée depuis 11 mois chez ma soeur et que c'est certain que ce n'était pas vivable ni pour son couple ni pour moi.

et pourquoi me direz vous , que j'ai du en arriver là simplement parce que mes parents sont décédés d'un p....de crabe , mon père qui était alcoolique et fumeur a déclaré un premier cancer de la gorge , opération , rayon , chimio , je ne voulais même pas savoir ce qu'il avait tant il m'a toujours fait mal de part son comportement .
il n 'a jamais montré de tendresse , non sa tendresse a lui c'était de nous faire une vie invivable , de nous briser maintenant je ne m'étonne pas d'être aussi meurtrie

quand il est rentré , il avait l'air d'un mort vivant , il avait une grosse cicatrice dont il était complexé (ça je le comprends) et surtout il ne mangeait que des bouillies , il a du arrêté l'alcool et le tabac et il s'est mis à maigrir .
même malade , il était infernal et je me réfugié dans la musique que jécoutais pour oublier , pour ne pas voir tellement j'avais mal , quelques parts , je me disais "bien fait , tu vois c'est pour tout lemal que tu as fait " même si ce n'est pas bien de dire cela .

ma maman subissait le fait de devoir assumer tout , de devoir se voir jetter la bouffe qui ne lui plaisait pas etc.., elle était toujours en dépression .
elle est tombée malade en 90 , elle s'est découvert uen boule dans le sein , une boule qui avait déjà une bonnetaille , on savait déjà d'avance que c'était trop tard , quand elle est rentrée de l hopital avec le résultat du labo , en croisant son regard, je savais déjà et j'avais peur d'entendre le mot CANCER

quand elle a dit , qu'elle avait le cancer du sien qu'elle devait subir une ablation , et avoir de la chimio et des rayons , je me suis enfuie dans le bois qui était pas loin de la maison pour crier , pour taper dans un arbre , pour pleurer , tellement ça m'a fait mal , peut être qu'au fond de moi , je savais ce qui allait m'attendre .
enfin je ne svais pas que c'etait à ce point là quand même .
J'avais 19 ans , plein de rêve en tête et je n'ai rien eu , rien vu , sauf la souffrance qui marque au fer rouge .
Ma maman , je m'en suis occupée du début jusque la fin , je me souviens de tout , sa paleur ,sa frayeur .
Elle est partie un matin pour l 'ablation et je n'ai fait que penser à elle , à ce moment là , ce n'était pas comme avant , elle a été opéré , plus de seins , atteinte dans sa vie de femme et on la laisse repartir comme ça , je n'osais pas lui demander comment ça allait , tant j avais peur , elle pleurait , et ça me faisait mal , elle s'est battue jusquau bout ma maman , avec force , mais alors quel combat .
la douleur , la chimio , je me souviens, ces premières scéances ou elle rentrait en vomissant ou le son de son cri quand un matin en se brossant , elle perdait ses cheveux ,purée à 19/20 ans c'est pas ça que tu dois vivre .
plus la chimio continuait plus elle maigrissait , elle n'acceptait pas l'ablation et de plus en 90 , on avait pas de suivi psy comme maintenant , elle a du faire avec , j'essayais de la rassurer , qu'elle était toujours belle .
je l'ai acompagné pour le choix de sa perruque , cette perruque que j'ai retrouvé un jour dans sa boite , une coupe courte avec des boucles poivres et sel , qui lui donnait cet air raffiné.quel choc , elle a eu quand elle sait regarder davant la glace , elle ne voulait pas de cette moumoute .
je l'ai accompagné aussi pour avoir une prothése en silicone en forme de sein , une chose moche , affreuse qu'on glissait dans un soutien gorge à poche .
Je me souviens de cette méchante vendeuse qui lui a dit sans prendre de gants "ah mais madame fallait le dire qu il vous restait un petit morceau de sein , car la prothése va gêner . je l'aurais maudite car ma mère s'est mise à pleurer dans la cabine d'essayage .
Je l'aurais giflé cette vendeuse.

on est reparti avec deux soutiens gorge affreux et une prothése en silicone affreuse , et un mal être incroyable , j'ai servi de garde malade à mes parents mais plus proche de ma maman , je l'ai bichonné car , elle m'a donné la vie c'était normal que je l'aide ,j'ai arrête mon job d'intérime pour la soigner 24/24h , elle rentrait de ses scéances malades , donc je m'en occupais , je la sortais quand ça allait mieux , elle si forte , je l'ai vu si faible .
un jour elle m'a appellé à l'aide car l'infirmière venait 1 fois par jour faire les pansements , et son pansement était parti , j'ai du le refaire , purée c'était atroce de voir cela , elle avait été charcuté dans sa chair , quel tableau je voyais là sous mes yeux de 20 ans , une ablation , une plaie qui était horrible qui ne se guerissait pas .
j'ai ressentie une peine immense .
tous les soirs j'y pensais car ma maman dormait dans la même chambre que moi , (je n' ai jamais vu mes parents dormir ensemble et jamais eu de geste de tendresse)
tous les soirs , je me disais mais pourquoi , elle , pourquoi , elle a toujours fait le bien autour d'elle , pourquoi elle?

C'est rester sans réponses .au fil des mois , elle a perdu deplus en plus de poids , elle est passée d une soixantaine de kilos à quarante kilos , elle n'avait plus ce regard pétillant , elle dormait pour la plus part du temps parce que la morphine la calmait , je la chouchoutais , je la lavais , je lui donnais à manger , je lui faisais ces pansements , je la coiffais , l'habiller , bref elle l'avait f ait pour moi , je l'ai fait pour elle , sauf que ça n'avait pas la même joie de le faire .
en 92 son état c'est dégradé et là , je savais qu'elle ne passerait pas la fin de l'année , fallait prévoir qu'elle parte , de sa force , de sa lucidité qu'elle avait encore , elle ne demandait qu'une chose que je l'aide à mourir ,pour abréger ses souffrances .moi je ne pouvais plus supporter de la voir ainsi si livide par moment , personne ne m'aidait à m'échapper de cela .
je ne m 'échappais que deux heures le matin avec un petit copain de passage , juste deux petites heures ou je voyais autres choses que la souffrance , ou je respirais autres choses que de l éther. ou je voyais autres choses que cette mort à petit feu .

je me souviens que le jour de mes 20 ans là ou les jeunes font la fête , moi j'ai pris une méga cuite au champagne pour oublier , (et parce que ma maman était hospitalisée à ce moment là ) , j 'ai été malade mais au moins , je m'étais échappée pendant quelques heures .

ma maman , elle s'est accrochée jusqu'à la naissance de ma filleule , elle était déjà fière d'être grand mère d'un petit fils mais elle était fière d'avoir une petite fille, comme on savait qu 'elle allait mourir , ma soeur a demandé à faire un déclenchement tant on ne savait pas si elle pourrait voir sa petite fille.
un matin , elle me l'a demandé , faut que je vois ma petite fille ensuite je pourrais partir en paix , et moi je lui disais mais non , ne t'en fais pas ,tu pourras jouer avec elle car tu as encore tant d'années devant toi.
elle m'a regardé en disant "tu mens mal"

ma soeur a accouché et j'ai vu ma mère rayonnait de bonheur , comme ci elle nétait plus malade , comme ci elle n'allait pas mourir , elle était fière comme une princesse de prendre sa petite fille dans ces bras.
je la retrouvais ma maman .
ma filleule est née en aout 92 , comme un éclair dans le ciel , l'état de ma maman s'est maintenu 15 jours en tout et pour tout et là , quand je l'ai entendu crier "maman vient me chercher , je veux mourir" j'en pouvais plus , personne ne pouvait rien pour elle , personne ne pouvait l'aider car en France , on a pas le droit .

je l'ai vu dépérir de plus en plus , au point qu'elle n'était qu'un poids mort dans le lit , je me réveillais le matin avec l'angoisse de la découvrir morte , la première chose que je faisais , c'était aller voir si elle respirait toujours .
elle ne faisait plus que 35 kilos . elle était chauve , blafarde , bref ma maman mais pas celle qu'on devrait voir.
après deux ans de combat acharné , elle s'en est allée le 29 septembre 92.
la veille , elle n'avait pas voulu prendre ses gouttes de tranquillisant , elle m'a dit non j'en veux pas ça ne sert à rien , je veux mourir , mon père a tenté de lui donner et elle les a prise vers 23h , elle se plaignait , elle ralait , je suis restée éveillée à lui tenir la main jusque 1h du matin , épuisée , je suis allée dormir en priant malgré que je sois athée , de la laisser partir , de venir la chercher car jene pouvais plus la voir souffir.
à 4h mon père me réveilla en pleur pour me dire que c'était fini
elle était morte dans son sommeil , je la revois encore son visage blanc , sabouche ouverte , son corps mort .
je me suis éffondrée , et puis j'avais peur de son corps , k'ai eu du mal à l'embrasser pour la première fois comme ci , elle allait m'attraper pour m étrangler .

puis ça était le balai infernal du médecin , de l"infirmière , des pompes funèbres , des voisins qui venaient aux nouvelles
je voulais juste qu'on me foute la paix , dans ma peine , je n'ai pu rester dans la maison tant j'avais mal , je suis partie chez ma soeur , ou mon petit ami du moment s'inquiétant de ne pas me voir l'attendre, de voir les volets clos avait compris ce qui était arrivé , il est venu me rejoindre et me consoler .
Merci à lui , je m'en souviendrais toute ma vie.

les jours qui ont suivi , je n'ai pu rester dans la maison , je ne pouvais plus dormir dans cette chambre , je ne pouvais pas voir ce cerceuil.
je n'ai pas pu me rendre à l'enterrement ,tellement trop dur et je ne supportais pas les condoléences.

tout est devenu vide d'un coup , une partie de moi était partie , je suis venue me receuillir sur la tombe à pleurer et pleurer
j'ai du ensuite vider l'armoire de ses vêtements et là , ça fut horrible à faire , j'ai retoruvé sa perruque , j'ai retrouvé la prothése , et j'ai crié , taper dans l'armoire car je ne pouvais supporter cela , elle ne serait plus jamais là , elle ne me verrait pas marier , elle ne serait pas grand mère de ma part , plus rien ne serait comme avant , elle me laissait avec mon père que je n'appréciais pas , avec mon jeune frère de 4 ans plus jeune , mes frères et soeurs qui étaient en couple et moi ma vie brisait .
j'ai entamé alors une grosse dépression , qui n'a pas eu le temps de guérir

Maman je t'aime .

voila ce soir j'avais envie de vous dire cela , j'en pleure mais çame fait du bien

bizz de l'ange au coeur meurtri



la 6mars 2008 et je livre un épisode de ma vie

Posté le 06.03.2008 par langeauxplumesnoires
bonsoir

suis venue ce matin mon blog etait dans le classement à la 18 éme palce et l) plus rien snif!!!!!!
ce matin je vous ai exposé ma passion des félins , j'adore ses gros chats, tout solitaire sont ils .
Je retrouve en eux , cet aspect seul , la façon de mener leur barque tout seul etc...
bref mon billet de ce soir ne va pas non plus être baser sur cela .

je n'ai pas eu la pêche aujourd hui , comme quoi effectivement l'effet hyper activité est vite retombée mais je m'en doutais
je n'ai ren fait de la journée à part ne pas quitter mon paradis vituel , autant je n'arrive pas à parler à mes voisins , autant sur le net , j'ai toujours quelques choses à dire .
ça y est c'est décidé pourtant je tue mon forum à la fin du mois , ce forum que je traine depuis un an et demie, et bien il fermera ses portes car il y a eu trop de blessures dedans et je ne me sesns plus l'ame d'une administratrice , je n'ai pas les épaules pour cela .

je ne suis pas assez ferme et comme je le disais hier , je ne m'affirme pas assez donc , on en profite , pas grave c'est une expérience de plus à mon arc , et ça me permet de tournée une page


une page qui fera partie du passé , ou j'aurais eu de très bon contact avec qui je me suis liée d'amitié , mais aussi baucoup de coup bas .
c'est la vie , la vraie vie est comme ça, faut savoir se battre, come je'lai toujours fait depuis toujours

quand je relis mes billets , je me dis que j'en suis arrêté à vour raconter que je n'ai pas eu une enfance super , j'ai du grandir trop vite par ce qu'il le fallait ; quand tu te retrouves face à un deuil alors que tu n'as 10 et bien tu prends 10 ans d'un coup. c'est ce dont je veux vous parler mais je vais faire durer le suspens car le 22 mars , ça fera 27 ans que j'ai été confronté la première fois à la mort et ça sera un moyen d'ouvrir mon coeur ce jour là , pour parler de lui mon frère , cet ange qui s'est envolé , et vous verrez que vous comprendrez pourquoi quand je dis que j'ai un destin cruel , il l'est vraiment .

je dirais simplement que maintenant je ne comprends pas qu'on est pas pu me faire prendre en charge psychologiquement pour éviter à ce que je devienne comme je suis c'est à dire briser

mais il est vrai qu'il y a 27 ans , aller chez le spy ça voulait dire être cinglée et que donc on cachait au monde entier qu'on pouvait souffrir de dépression réactionnelle à 10 ans , maintenant je le sais que c'était ça et non une crise d'adolescence violente , c'était belle et bien un mal être , une colère intérieure , une violence morale qui passait par des tas de fases , saul le sous directeur du collège s'était rendu compte que j'avais un souci mais mes parents n ont pas voulu l écouter pour eux , c'était du caprice , une crise d'ado, une rebellion .

je sais que si je vois ma fille aussi mal , je la ferais suivre pour ne pas à avoir à subir ce que je subis moi

pour m'expliquer suite à ce décés de mon frère (je répéte que je raconterais ce qui s'est passé très bientôt)

à 10 ans j'ai du apprendre à faire avec le manque , j'ai du vivre sans lui , j'ai du faire face à la dépression de ma mère , au mutisme de mon père et surtout à comprendre pourquoi il n était plus là , pourquoi , je ne le reverrais plus

et personne ne 'ma dit , personne n'a pris la peine de m'expliquer car c'était tabou

alors mon mal , je l'ai exprimé par ma brutalité, par mes crises de nerfs , par ma façon d me maquiller , par le fait de rentrer dans ma bulle musicale avec mon baladeur visser sur les oreilles en permanence , pour échapper à ce monde qui n'était plus le mien .

je n'ai plus rien fait à l'école , j'ai blaclé ma dernière année scolaire , au point de rater mon bepc et je l'ai fait exprés pour e.. .mes parents , je n'avais pas envie de rentrer chez moi pour ne plus entendre les pleurs de ma mère et les cris de mon père qui ne comprenait pas que sa femme faisait une dépression , personne ne comprenait que je puisse rejetter tout de cette vie que j'avais et pourtant il y avait tant à rejetter tant ils ont contribué à me faire grandir trop vite
à 15 ans , tu n'as qu'une envie c'est les boums entre copines ,c 'est sortir avec des mecs à mobylette , c'est croire au grand amour , et bien moi c'était de rentrer pour faire la vaisselle , écouter les pleurs de ma mère , ses cris de détresse , faire le ménage et apprendre à préparer à payer les factures et à t occuper de ton dernier frère parce que les grands frères et soeurs prenaient leurs indépendances et qu'ils te laissaient te débrouiller avec tout, en faites c'est ça le début de mon calvaire qu'on met imposé de devoir faire , sans me demander si j'en avais envie et si j'en avais les épaules pour le faire , et ça c'est super dur maintenant que je l'ai compris .ou du moins que ma spy m'est fait découvert cela

quand je dis la blessure est profonde , elle l'est et vous le découvrirez

bizz l'ange qui parle à coeur ouvert
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